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La bonté habite au numéro 2 de la via dei Porthogesi

Assise se réveille dans la brume, encore hagarde du monde qui aura arpenté ses rues. Un lendemain de fête où les têtes et les coeurs sont à la fois légers et étourdis des souvenirs du moment vécu… Nous croisons, ça et là, des pélerins de la veille dont il nous semble qu’ils partagent le même état d’esprit. Ils nous sont encore étrangers, mais nous avons le sentiment, doux, d’avoir partagé quelques instants une commune destinée.
Mais il nous faut  passer à l’étape suivante. Rome nous appelle ! Après un trajet de train, sans souci cette fois, c’est au tour d’Atac, la compagnie de bus romaine, de travailler notre patience. Inès, rencontrée à Assise, nous a mis en relation avec Emeric et Yen-Thu, un couple de Français fraîchement installé à Rome avec leurs trois enfants, Lucie, Louise et Jean. Mais le bus 70 qui doit nous mener jusqu’à leur appartement n’arrive pas. N’arrive pas. N’arrive pas… Il nous faut presque deux heures pour arriver chez eux, là où une bonne marche à pied nous y aurait conduit en 30 minutes. La prochaine fois, nous prendrons le pédibus !
D’ailleurs, Rome, nous l’arpenterons en long, en large et même, parfois, en Trastevere (l’un des quartiers de Rome)… Nous ne nous sommes pas pesés avant notre départ, mais au bout de huit jours dans la capitale italienne, nous sommes persuadés d’avoir perdu quelques kilos. Et ce malgré les pizzas, les gnocchis et autres pasta ! (J’entends des rires moqueurs disant que nous avions de la marge !)
Fresque de Santa-Maria di TrastevereÉvidemment, il serait criminel de ne pas rester quelques jours à Rome sans profiter des merveilles que la ville nous offre ! Pas la peine de dépenser des fortunes dans la visite de musées, qui sont sûrement très bien aussi : la ville entière est un musée à arpenter et chaque église témoigne d’une époque…
Le top 3 de Fred : Santa Maria di Trastevere et sa mosaïque magnifique ; Santa Maria in Cosmedin ; les fontaines à tous les coins de rue.
Le top 3 d’Anne-Laure : la vue sur Saint-Pierre de Rome depuis chez Agostinho ;  le forum et le Colisée en arrière-plan ; le campanile de Santa-Maria in Cosmedin.

Avec Mgr Agostinho Borges, recteur de la paroisse des Portugais à Rome.Nous passerons la majorité de notre séjour à la paroisse des Portugais. Mgr Agostinho Borges, le recteur, nous ouvre les portes d’un petit appartement en plein coeur de Rome, à deux pas de la place Navone. Il n’est pas bavard, un peu timide et nous ressentons le malaise des voyageurs demandant le gîte. Pourtant, au fil des jours, l’amitié va, naissante. Et lorsqu’il nous faudra le quitter, ce sera avec une réelle tristesse. Agostinho nous étonne par son goût des arts. En huit jours à Rome, nous aurons assisté à deux concerts et un vernissage d’exposition dans son église !
Nous profitons d’être à Rome pour étudier le regard que porte l’Eglise catholique sur les autres religions. Pour cela, nous rencontrons deux instituts de formation travaillant sur l’islam et le judaïsme : le Pisai et le Centre Cardinal-Bea. Vous pouvez retrouver l’interview de leurs directeurs respectifs, les pères Miguel Ayuso et Philipp Renczes. Nous échangeons également avec le P. François Bousquet, nouveau recteur de Saint-Louis des Français, et éminent spécialiste du dialogue interreligieux. Nous y restons les quelques derniers jours de notre séjour romain. A Saint-Louis, nous faisons (déjà), une première pause française en profitant des séminaristes qui y résident ainsi que de certains paroissiens, notamment Brigitte et Philippe qui nous accueillent pour un repas très familial. Brigitte, retournant en France, nous permet d’exfiltrer notre appareil photo, défectueux…
Il faut partir et laisser notre ami Agostinho. Notre voyage est une histoire de rencontres et de séparations.
Déjà la suite du périple nous appelle et avec elle, l’incertitude de ce que nous vivrons. En Tunisie.

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